J’aimerais qu’il existe
Louise Robert, 1986
Acrylique sur toile
153 cm x 183 cm (5′ x 6′)

Louise Robert est née à Montréal le 13 décembre 1941. Depuis 1975, cette artiste peintre a fait une vingtaine d’expositions personnelles dont trois à l’étranger, au Centre culturel canadien à Paris, à Bruxelles et à la Quebec House Gallery à New York et participé à un très grand nombre d’expositions collectives, à Montréal principalement. Une rétrospective organisée par Gilles Daigneault lui était consacrée au Musée d’art de Joliette en 2003. À cette occasion un important catalogue a été publié qui donne au lecteur une riche documentation sur l’ensemble de l’œuvre de l’artiste.

Louise Robert peint des mots, du bleu, du gris, de l’or, des brumes et des bords de mer, des tendresses avec ses mains. Elle parle du temps qui passe et de tableaux qu’il faut aussi « parfois voir avec la nuque » comme l’a souligné récemment Johanne Lamoureux dans un texte publié à l’occasion de sa première exposition personnelle à la galerie Simon Blais.

En près de trente ans de pratique artistique, sa méthode de travail, qui prend parfois le visage d’une science de l’art, a peu changé. D’une part, elle note avec attention des bouts de phrases, des idées encore diffuses, des flashs, bref, elle rassemble pêle-mêle tout le matériel relevant du scripturaire : « Au bout des mots, j’aimerais vous connaître/dis-je, au bout du chemin/le désir, dans ton ciel des couches de bleu pétrole. Dis-tu. » D’autre part, elle se prescrit des manières de peindre, se dicte une marche à suivre codifiée et, autant que faire se peut, elle essaie de respecter les lignes de conduite qu’elle se trace : utiliser un peu de turquoise à proximité de ce mot; diviser l’espace en deux pour signifier la séparation; s’astreindre encore et toujours à ne peindre qu’avec les mains, ne fixer les vocables qu’en écrivant de la main gauche, en la laissant trembler de toute sa maladresse.

La collection Prêts d’œuvres d’art, Québec, le Musée des beaux-arts de Montréal, pour ne nommer que quelques collectionneurs, possède des œuvres de Louise Robert, que l’on trouve également dans les nombreuses collections privées.